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lundi 7 novembre 2022

Un week-end à Kara

Le premier week-end à Kara est dédié à la détente avant les deux semaines intensives qui s'annoncent. 
Samedi, le groupe s'est rendu dans la région du Koutammakou pour visiter un hameau peuplé par les Batammariba. 
Cette rencontre avec une ethnie emblématique de la région est devenue un rituel pour les élèves de Lesneven. 
Les points historiques et les comptes-rendus des excursions antérieures sont à retrouver en cliquant ICI.



 

Dimanche, chacun a pu vaquer à ses occupations. Certains ont souhaité découvrir le déroulé d'une messe dans le courant de la matinée,

dans l'après-midi, les volontaires ont choisi d'aller s'essayer à la pêche dans la rivière,



avant de rentrer pour suivre les conseils culinaires d'Agbé, en matière de recettes à base d'igname et de banane plantain frits pour accompagner le fromage peule acheté samedi au retour du Koutammakou.


samedi 29 janvier 2022

L'autre monde

Le rythme des semaines de stage est soutenu : se lever à 6h pour démarrer la journée à 7h et la terminer aux alentours de 19h30, ceci sous la chaleur et selon des conditions auxquelles il n'est pas toujours aisé de s'adapter. Une bonne coupure en début d'après-midi permet à chacun de prendre un peu de repos.
Les week-end sont l'occasion de découvrir l'histoire et la culture du Togo : comme les stagiaires qui l'avaient précédée à Kara, la Team22 a pris la direction de Koutammakou, à la rencontre des Batammariba et de leur baobab sacré. 

Koutammakou est le nom d’une grande région semi-montagneuse située au nord-est du Togo et qui s’étend au-delà de la frontière du Bénin. Le Koutammakou du Togo couvre approximativement 50 000 hectares et borde la frontière du Bénin sur 15 km. Ce paysage culturel vivant est occupé par les Batammariba, peuple dont les remarquables maisons à tourelles en terre nommées « Takienta » sont devenues un symbole du Togo.

Le Koutammakou est un exemple éminent d’occupation du territoire par un peuple à la recherche constante de l’harmonie entre l’homme et la nature qui l’entoure. Le paysage culturel Koutammakou possède toutefois une caractéristique toute particulière. En effet, la « takienta », l’habitat familial de base dans lequel tout est à la fois technique, utilitaire et symbolique, est unique en son genre. Si nombre d’habitats de la région possèdent des dimensions symboliques assez fortes, aucun ne possède une interrelation aussi étroite entre symbolisme, fonction et technique. Ce type d’habitat particulier dont l’esthétique repose sur des formes spectaculaires est le  résultat du génie créateur des Batammariba : « ceux qui façonnent la terre » ou, par extension, « les bons maçons » d’après la traduction de certains anthropologues.

Le Koutammakou est un paysage évolutif vivant représentatif des traits d’une société agricole travaillant en harmonie avec le paysage et où la nature sous-tend les croyances, les rites et la vie quotidienne. Il est composé d’éléments matériels tels que les roches sacrées, les forêts, les maisons, les champs, les sources de matériaux de construction, les animaux sauvages et domestiques, ainsi que d’éléments immatériels dont les croyances, les compétences artisanales, les chants, les danses, les sports traditionnels, etc...
Source : unesco.org    
                         
                        




                                          

lundi 18 novembre 2019

A la rencontre des Batammariba


A l'Est de Kara, se situe la région du Koutammakou classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Cet espace qui s’étend au-delà de la frontière du Bénin est un véritable  paysage culturel vivant.

Le peuple des Batammariba y est installé depuis le Moyen-Age et ses habitations à tourelles en terre nommées
« Takienta » sont devenues un symbole du Togo.







Les pratiques traditionnelles des Batammariba couvrent des processus techniques, mais aussi des observances sociales ayant des répercussions sur la gestion de la terre. Le peuple des Batammariba est très attaché au respect des ancêtres, s'inflige un nombre certains de tabous et de restrictions, et voue une obéissance absolue aux anciens, aux chefs religieux et aux chefs de clans. Les règles traditionnelles se perpétuent et on pratique toujours les cérémonies d’initiation. 

Le groupe s'est rendu dans un village de la région du Koutammakou, célèbre pour son baobab sacré dans lequel elles ont pu entrer.






mardi 13 novembre 2018

Des nouvelles de Kara

Les connexions internet sont rares mais les filles ne s'en plaignent pas, au contraire cette vie loin des réseaux semble leur convenir. Il faut dire qu'elles n'ont pas le temps de s'ennuyer.

Vendredi, l'échange / bilan du stage en maternité - qui s'est avéré concluant malgré les situations complexes qu'il peut engendrer - a été l'occasion de remettre une partie du matériel médical apporté de France.

Esther a appris des rudiments de la langues des signes à sœur Anne Clémence très intéressée et bonne élève : de nombreux enfants scolarisés sont malentendants.

L'équipe enseignante qui a encadré les stagiaires
Le week-end a été consacré à la découverte de la culture et de l’environnement local :

- samedi : visite découverte du village historique de Koutammakou, classé au patrimoine de l'UNESCO

Koutammakou©togotopinfos

Ce site abrite un baobab sacré qui fut habité par un guerrier à l'origine de la construction du village.

- dimanche : visite de la ferme de sœur Alice (culture de tomates, haricots secs, élevages de poules pondeuses, dindons, moutons, lapins...). L'occasion de se confronter à des conditions de travail particulièrement rudes.


Le début de cette nouvelle semaine a été dédié à l'encadrement des activités sportives ou manuelles à l'école et à l'enseignement de quelques rudiments de langue des signes aux enfants. Au cours de la dernière séance d'aide aux devoirs, les enfants de l'orphelinat ont assisté à la projection de Niko le Petit Renne et ont découvert la neige avec émerveillement !
La journée de lundi s'est terminée par un repas partagé avec une des sœurs qui a participé à la création de l'école, l'orphelinat et la maternité.

Mardi, dernière journée de stage à Kara: ces ultimes moments avec les enfants ont été émouvants. Après avoir rangé la maison et fait leurs valises, notre groupe a partagé le repas du soir avec les enfants de l'orphelinat.

Avant de partir, un ballon a été offert à sœur Anne Clémence, directrice de l'école. Notre groupe a aussi fait don de livres collectés en France auprès de divers partenaires.






Demain matin tôt, il s'agira de prendre la direction du plateau de Danniy. Le stage se poursuivra à l'école de Tonota. Ce départ est avancé de quelques jours en raison d'un décès dans la famille d'Agbé qui a dû réorganiser le déplacement.

Il ne faudra pas s'attendre a avoir beaucoup de nouvelles du plateau de Danniy : les connexions internet y sont quasi inexistantes.